Rencontre avec un enseignant #2

Dans le cadre du concours « Bookin’ avec nous », nous publions des retours des encadrants sur la manière dont s’organise la conduite du projet en classe. Le premier billet est à lire ici.
Nous avons pu échanger cette fois-ci avec Sandrine Boitière-Kilani, professeur de FLS (Français Langue Seconde) au lycée Henry Bergson, à Paris, qui participe au concours avec ses élèves de seconde.

Comment avez-vous abordé le concours en classe ?
Je travaille avec des élèves allophones, en classe de langues. Il faut donc partir d’éléments structurants. Pour l’instant, nous avons commencé par des lectures, par observer et comprendre la structure d’un récit. C’est un temps d’observation de la littérature qui est essentiel pour qu’ils puissent ensuite produire à leur tour.

Comment vous organisez-vous avec vos élèves pour le travail autour du projet ?
Je suis professeur de français langue seconde dans une classe d’accueil. Je travaille donc en demi-groupes avec eux : la classe se divise par niveau de langue : un groupe de débutants et un groupe d’intermédiaires et d’avancés. Comme ce ne sont pas les mêmes objectifs pour les deux groupes, avec les débutants, j’ai travaillé sur le poème d’Eluard, « Liberté », qui permet d’aborder la thématique du concours avec un vocabulaire simple, mais très clair – et extrêmement poétique, cela va de soi ! Avec les avancés, j’ai pu vraiment parler de la structure du récit, de l’utilisation des temps (passé composé, passé simple, etc.) pour créer du rythme dans la rédaction.

Comment pensez-vous vous organiser par la suite pour la phase d’écriture ?
À partir de janvier, nous ferons une réunion d’une heure en petits groupes, lors desquelles les élèves pourront échanger entre eux, à partir d’un questionnaire sur la dimension littéraire de leurs textes.

Il s’agira de les guider dans leurs idées : par exemple, sont-elles tenables face à un lecteur ? Comment intéresser ce fameux lecteur ? Je vais ensuite les accompagner dans la création d’un plan de travail bien structuré, et idéalement j’aimerais qu’ils rédigent une nouvelle « à chute » (avec une fin – souvent inattendue, mais préparée dès le début du texte).

Image_itw_Sandrine - Copie

Utilisez-vous des outils collaboratifs pour travailler sur le concours ?
J’utilise déjà beaucoup le numérique en classe : je mets des documents en ligne directement sur mon site et les élèves peuvent aussi m’envoyer des documents que je mets dans une partie protégée par mot de passe. Ils m’envoient des travaux par mail et peuvent aussi m’envoyer des messages sur Facebook.

Je leur montrerai des outils parmi ceux que vous proposez dans la boîte à outils. Pour le projet Comenius, les années passées, nous avons déjà utilisé les Google Docs, nous verrons donc avec quelles plateformes ils auront envie de travailler…

Merci à vous, bonne chance pour le concours, et rendez-vous en février pour la mise en ligne des œuvres !

Crédit photo : Guillaume Pinçon

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