Rencontre avec un enseignant #3

Dans le cadre du concours « Bookin’ avec nous », nous publions des retours des encadrants sur la manière dont s’organise la conduite du projet en classe. Les deux premiers billets sont à lire ici.
Nous avons échangé avec Alexandre Rielland, professeur de musique au collège Pablo Picasso de Saulx les Chartreux (91) qui participe au concours avec sa classe de sixième.

Comment avez-vous abordé le concours en classe ?
Au sein de mon établissement, durant l’année scolaire 2013-2014, j’avais déjà conduit, en collaboration avec le professeur de français et le professeur d’arts plastiques, un projet de création de conte musical avec une classe de sixième (découvrir le conte « Orphain et la conquête de la musique »). Ce concours s’inscrit dans la même démarche, j’avais envie de mener avec mes élèves des projets transverses qui créent des liens entre différentes matières enseignées. Ce sont des initiatives positives pour les élèves : elles leur donnent un cadre, des objectifs précis et des contraintes notamment de calendrier à respecter. Pour aborder le concours, je me suis donc appuyé sur mon expérience précédente. Les élèves ont été tout de suite réceptifs au projet.

Comment vous organisez-vous avec vos élèves pour le travail autour du projet ?
Je conduis le concours en dehors du cadre de mon enseignement. Les élèves bénéficient d’une heure en plus dans leur emploi du temps consacrée à ce type de projet. Dans un premier temps, nous avons constitué les groupes et choisi les noms puis nous avons commencé par aborder la thématique et les différentes notions qui s’y rattachent. Pour construire le schéma narratif, nous avons utilisé un jeu la « machine à conter » que j’ai élaboré et qui permet de manière ludique de construire le plan d’une histoire : situation initiale, élément déclencheur, péripétie, résolution, situation finale.

L’utilisation de la « machine à conter » a permis de motiver la classe et la faire rentrer dans la dynamique du concours. La partie narrative a été encadrée par le professeur de français et moi-même tandis que le professeur d’arts plastiques a encadré la réalisation des illustrations.

photo_ITW

Comment s’organise la phase d’écriture ?
Jusqu’à présent, nous avons fait beaucoup de séances collectives basées principalement sur l’oral pour préparer la phase d’écriture. Une fois les différents plans de narration déterminés, les élèves ont dû, durant leurs vacances de Noël, rédiger individuellement leur histoire. A la rentrée, nous avons confronté les versions de chacun pour construire collectivement la version finale de l’histoire. Certains ont terminé leur nouvelle et sont en phase de peaufinage.

Utilisez-vous des outils collaboratifs pour travailler sur le concours ?
Dans la boîte à outils, j’ai découvert Storybird que nous avons utilisé au cours des séances. C’est un outil visuel et intuitif tout à fait adapté à l’exercice. C’est un outil qui a permis également de travailler l’anglais. Et pour certains, l’utilisation de cet outil leur a permis de mieux appréhender l’environnement numérique puisqu’ils ont dû créer des comptes et manipuler l’outil de façon autonome. A l’avenir, je compte approfondir le contenu de la boîte à outils pour trouver de nouvelles applications en ligne utiles dans le cadre d’un projet pédagogique.

Merci à vous, bonne chance pour le concours, à très vite pour la mise en ligne des œuvres !

Crédit photo : A.Rielland

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