Rencontre avec un enseignant #4

Dans le cadre du concours « Bookin’ avec nous », nous publions des retours des encadrants sur la manière dont s’organise la conduite du projet en classe. Nous avons pu échanger avec Lise Merrien, Professeur de français au collège Courteline à Paris dans le 12ème arrondissement, qui participe au concours avec ses élèves de troisième.

Comment avez-vous abordé le concours en classe ?
J’ai présenté le concours aux élèves en classe entière et effectué un tour de table où chacun des 30 élèves de la classe devait citer un mot se rapportant au mot « liberté ». Ensuite, je leur ai demandé d’inventer une situation illustrant le mot liberté et ils ont voté pour choisir les situations les plus porteuses. Enfin, nous avons constitué des groupes.

Comment avez-vous organisé le travail avec les élèves ?
Il y a un nécessaire va-et-vient entre lecture et écriture pour apprendre à écrire. J’ai organisé le travail en plusieurs séances. La première portait sur le travail de documentation pour nourrir sa fiction. Nous nous sommes appuyés sur l’exemple de Zola enquêtant avant d’écrire Germinal, et notamment le passage de la découverte de la mine par Etienne Lantier pour laquelle nous avons confronté carnet de notes de l’auteur et roman. A la suite de la séance, j’ai invité les élèves à se documenter sur Internet et à établir une sitographie commentée par rapport à leur mise en situation du mot Liberté.

Chaque groupe a ensuite écrit le synopsis en classe, en groupe.

Plusieurs séances ont porté sur différents aspects du récit et de la narration :

  • l’art de la description pour faire exister personnages et objets à partir de L’Ecume des jours de Boris Vian, la scène de Colin face au miroir et la description de l’alambic dans L’Assommoir d’Emile Zola.
  • l’importance de la construction/déconstruction temporelle pour construire un suspens narratif, à partir de la lecture et de l’étude du jeu sur la temporalité dans deux nouvelles La Vigie de Thierry Jonquet et Le Cri d’Annie Salmont.
  • Le monologue intérieur pour restituer les pensées d’un personnage à travers l’exemple de François Bon dans Décor ciment avec les pensées de la gardienne d’immeuble assise sur un banc.

Les élèves ont alors, toujours par groupes, repris leurs synopsis pour arrêter les choix suivants (narration à la 1ère et la 3ème personne ? un ou plusieurs narrateur(s) ?) et élaborer le schéma temporel de leur nouvelle.

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Comment avez-vous organisé le travail d’écriture ?
Nous avons consacré 3 séances au travail en classe en groupes sur l’écriture, l’illustration et la mise en page des nouvelles. Les élèves ont finalisé les nouvelles à la maison et les travaux finis ont été envoyés par le biais de l’ENT (espace numérique de travail), Paris classe numérique du collège.

Avez-vous utilisé des outils numériques collaboratifs pour travailler sur le concours ?
La configuration de la salle informatique ne m’a pas permis d’utiliser l’outil informatique dans toute sa diversité mais ma salle de classe est heureusement équipée d’un tableau numérique et l’ENT Paris classe numérique offre un grand nombre de fonctionnalités très intéressantes.

La fonctionnalité « Signets » m’a permis de signaler des sites internet intéressants pour les sujets abordés par les élèves dans leurs nouvelles et de compléter ainsi leur travail de recherche (réalisation  d’une sitographie).

La fonctionnalité « Blogs » a permis aux élèves de déposer leur travail : sitographie, textes et illustrations.

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